10 janvier 2009
L'avant propos et les premiers chapitres...
Pour ceux que cela intéresse, voici le prologue que l'on trouve en ouverture de chaque tome. Puis le début de l'épisode Les Maraudeurs d'Isuldain.
Prologue
En ce temps là, régnait une drôle de paix sur les immensités de l’empire d’Isuldain.
Les peuples, aussi nombreux que différents, étaient parvenus à délimiter leur territoire et à s’y fixer sans trop lorgner du côté de celui des voisins. Les grandes invasions des hordes nordiques avaient été contenues et même repoussées au-delà du Cercle de glace. Quant aux attaques venues des Terres Obscures, elles avaient cessé après la mort du seigneur Kor et les terribles batailles qui avaient décimé ses orques et autres monstres malfaisants. Sans doute en restait-il assez pour causer encore mille ans de misère, mais ils se contentaient de se massacrer entre eux, en attendant sans doute de retrouver un nouveau chef qui rassemblerait leurs tribus.
Chacun savait que cet édifice complexe de fiefs, nations et territorialités s’interpénétrant, ne tenait que grâce à la solidité d’un seul pilier, l’empereur d’Isuldain. Dans son infinie sagesse, le souverain avait su imposer un règne de justice et de respect des équilibres. Jamais il ne se mêlait des affaires intimes des peuples, et n’intervenait avec ses armées que si un conflit menaçait la fragile stabilité qui régnait sur ses terres depuis la fin des guerres.
Parmi les communautés sur lesquelles l’empereur pouvait compter, il y avait les elfes. Certes pas tous, car certains étaient si sauvages qu’il était impossible d’entretenir avec eux des relations politiques et diplomatiques, encore moins commerciales. Ceux qui contribuaient le mieux à la préservation de la paix étaient le peuple d’Eldrin, de la forêt d’Ambre, les grands elfes des Songes qui occupaient les forêts les plus méridionales de l’Empire, et les Sentinelles d’Oriadith.
Ces derniers étaient établis depuis la nuit des temps sur le versant ouest de hautes montagnes rocheuses qu’on appelait les Crocs d’Oriadith. Outre leur fabuleuse habileté de grimpeurs et leur vue perçante, ils se distinguaient par leur alliance avec les Aigles. On disait même que ces deux peuples n’en formaient qu’un seul, les deux parties d’une même entité : l’une terrestre à forme humaine, l’autre aérienne, dont l’envergure pouvait dépasser les dix coudées[1].
C’est à cette communauté qu’appartenait le jeune Kendhil. Comme ses semblables, il avait une magnifique chevelure brune et les oreilles légèrement pointues. Il était aussi agile qu’eux et sensible aux moindres frémissements de la nature. Comme eux encore, il savait anticiper les mouvements des animaux, capter leurs vibrations et même communiquer avec les plus évolués. Pourtant, il leur était différent… au point d’être davantage accepté que membre de leur communauté. L’explication tenait au mystère de son origine, car chez les Sentinelles, chaque individu appartenait à une lignée parfois si ancienne qu’on pouvait en avoir le vertige. Or, Kendhil n’avait ni père ni mère ni frère ni sœur connus. Il était là et on se demandait bien pourquoi. Seul le vénérable Endh, de la lignée Findhit, aurait pu lever le voile sur cette énigme, mais au seuil de son seizième âge[2], il avait quitté ce monde sans rien révéler de ce qu’il savait. Kendhil, alors au premier âge de l’elfance, fut recueilli par Endhis, fils de Endh. Mais celui-ci accepta plus qu’il ne l’adopta, ce poupon « hors lignée ».
Les origines obscures de Kendhil expliquaient assurément certaines tendances que nul autre Sentinelle n’avait jamais manifestées. Par exemple, il portait un grand intérêt aux humains qu’il se plaisait à observer, non point pour les surveiller, mais pour les comprendre. Les particularités de lignage et de caractère de cet elfon[3] n’auraient cependant pas suffi à le rendre si différent aux yeux de ses semblables. Il y avait donc autre chose, un élément qui l’avait définitivement marginalisé. Les Sentinelles d’Oriadith n’avaient jamais fait alliance avec nulle autre créature que les Aigles. Kendhil, lui, avait choisi… un dragon ! Certes, il ne l’avait pas fait exprès, mais c’était pousser un peu loin la singularité. On racontait qu’étant elfant, il avait chu dans une crevasse, et avait atterri dans le nid d’un dragon d’Hélion[4] où se trouvait un œuf. Le reste n’est connu que de lui seul.
Avec un tel profil, il n’était pas étonnant que Kendhil, à peine entré dans le sixième âge elfique, fût destiné à vivre une existence hors norme…
1
Les Sentinelles d’Oriadith
Ce matin-là, Kendhil fut debout aux premières lueurs roses du jour. Un mauvais rêve l’avait tiré prématurément du sommeil. Pourquoi cela lui arrivait-il, alors que les autres ignoraient ce genre de phénomène déplaisant ? Il préféra couper court à cette question qui, chaque fois, en suscitait tant d’autres qui ne menaient jamais à la moindre réponse.
Quelques secondes lui suffirent pour vêtir sa nudité laiteuse d’une tenue vert sombre, presque noire, de Sentinelle. Il serra avec fermeté les liens de la cotte en cuir d’écorce qu’il avait passée par-dessus sa chemise de laine végétale. Il avait chassé les images de son rêve, afin qu’elles n’assombrissent pas son humeur. Malgré tout, subsistait en lui l’empreinte des émotions qu’elles avaient suscitées, telle l’odeur nauséabonde qui persiste dans le sillage d’un orque. Kendhil s’empressa de sortir sur la terrasse pour que la fraîcheur humide de l’aube le saisisse au visage et caresse de ses doigts invisibles sa longue chevelure noire. Appuyé sur la rambarde, formée d’un savant entrelacs de branches, il contempla longuement à travers les feuillages le panorama brumeux de la plaine du Songga.
Les Sentinelles avaient construit leurs habitations dans les plus gigantesques arbres des bois, qui couvraient les premières pentes des Crocs d’Oriadith. Elles étaient si subtilement imbriquées dans ces architectures végétales, qu’elles passaient inaperçues au voyageur distrait et, au-delà d’une lieue, à tout autre regard. Certaines multipliaient les terrasses et les pièces couvertes, les passerelles et les envolées de marches. C’étaient les demeures des plus anciennes lignées, dont celle des Findhit qui avait adopté Kendhil. L’elfon vivait donc dans l’un de ces palais suspendus, au plus haut de l’arbre où lui avait été aménagée une dépendance séparée, exposée aux vents des cimes… pour sa plus grande satisfaction. Il esquissa un sourire, puis soudain quitta la terrasse. Tel un écureuil qui aurait repéré la chute d’une noix, il dévala l’arbre familial en un temps record. Un dernier saut depuis une courte plate-forme et il toucha le sol capitonné d’une mousse moelleuse, d’un vert aussi sombre que sa tenue. Il demeura immobile quelques instants, en tension, à demi accroupi, comme aux aguets. Et tout à coup, il repartit. Avec une souplesse de félin, il courut vers les hauteurs de la montagne.
Juste avant qu’il ne franchisse l’orée de la forêt et ne s’élance sur l’alpage, il poussa un puissant cri aigu, qui pouvait aisément se confondre avec celui des aigles d’Oriadith. Sans s’accorder un instant de pause, il accéda au premier plateau rocheux qui surplombait le territoire des Sentinelles. Là, il ne se retourna que le temps de pousser un nouveau cri, qui s’éleva plus haut encore que le précédent. Il reprit son ascension, attaquant la paroi rocheuse qui, à certains endroits, était un véritable mur gris zébré de rares fissures. Désormais, chaque mouvement devait être précis, chaque prise assurée, chaque pensée distrayante chassée.
À mesure qu’il s’élevait, que le vent se faisait plus batailleur, le froid plus mordant, la pierre plus rebelle, l’euphorie le gagnait. Jamais davantage que dans ces fougueuses escalades, il ne se sentait Sentinelle d’Oriadith. Il n’y avait qu’en bas, avec les « siens », que le doute subsistait, inscrit dans leur regard.
Enfin, il accéda à son but, non pas au sommet d’un des nombreux Crocs de la chaîne, car il lui eût fallu plusieurs jours pour conquérir le moins élevé, mais sur une corniche d’une centaine de coudées carrées, surplombant le vide, telle la proue d’un navire au-dessus des flots. À bout de souffle mais heureux, il contempla longuement un panorama qui n’était familier qu’aux meilleurs grimpeurs, et bien sûr aux créatures ailées. Parmi ces dernières, il y avait, paraît-il, les elfes des monts du Dédain. On racontait qu’ils étaient minuscules, pas plus haut que trois pommes de pin. On les croyait aussi dotés de pouvoirs magiques, tel celui de faire parler les bêtes. On racontait tant de choses étranges ou fabuleuses, sur eux comme sur bien d’autres peuples aussi extraordinaires ! Kendhil était dévoré par la tentation de parcourir l’Empire, de découvrir ses richesses et ses mystères. Cela aussi contribuait à sa singularité parmi les siens. A-t-on jamais vu un Sentinelle aspirer à voir le monde autrement que de loin ? L’elfon éclata de rire. Soudain, il fit volte-face et courut s’adosser à la paroi rocheuse. Après un court moment de concentration, il gonfla ses poumons et poussa un troisième cri. Il eut un nouveau rire, puis s’élança à toutes jambes sur l’escarpement. Parvenu à la pointe, il ne s’arrêta pas et sauta dans le vide, l’embrassant de ses bras grands ouverts.
Hurlant de bonheur, il se laissa ainsi chuter dans l’abîme.
2
Le pressentiment d’Errindha
Les Sentinelles n’avaient pas d’ailes… sauf Kendhil ! Elles surgirent entre les parois abruptes d’un défilé, virèrent au-dessus des bois d’Oriadith, puis soudain se replièrent à demi pour fondre sur la minuscule silhouette humaine qui chutait à une vitesse démentielle. C’est ainsi, tel un oiseau de proie chassant un moineau, que le dragon d’Hélion saisit au vol l’elfe Kendhil. Celui-ci, après s’être libéré de la serre, grimpa le long de la patte monstrueusement musclée de son alter ego, puis s’agrippa à son cou écailleux. Il finit par s’installer sur son dos entre deux ailes membranées qui battirent avec une puissance redoublée pour retrouver une assiette à peu près correcte.
– Tu en a mis du temps, Karlo, j’ai failli avoir peur ! le tança l’elfon, radieux.
– Tu me la refais une fois, celle-là, et c’est avec les dents que je te rattrape ! maugréa l’intéressé.
L’elfe et le dragon communiquaient essentiellement par la voix. Celle de Karlo était grave et rocailleuse. Rassurante ou, selon son humeur, terrifiante, elle impressionnait toujours. En de rares occasions, il leur arrivait d’échanger des pensées, comme des jumeaux si intimement liés qu’ils se comprennent sans avoir besoin de parler.
– Qu’est-ce qui nous vaut ce saut de bonne humeur ? demanda Karlo.
À la manière des aigles, dont certains avaient quitté leur aire, alertés par l’apparition de ce drôle d’oiseau sur leur territoire, il se laissait porter par les courants ascendants, ses grandes ailes largement déployées. Vu du sol, on pouvait le confondre avec un dragon noir, ces féroces spécimens qu’on ne trouvait que dans les Terres Obscures. Karlo avait en effet le ventre d’un brun-rouge très foncé. Vu du ciel, on eût plutôt dit un oiseau de feu, tant les écailles de son dos flamboyaient, surtout par temps très clair comme ce matin-là.
– Rien de spécial, répondit Kendhil, juste une petite envie de sensations fortes pour me réveiller.
Le dragon se tordit le cou pour considérer son passager d’un œil sévère.
– Des sensations fortes, mmm… gronda-t-il.
L’elfon changea d’expression.
– Attention, Karlo… Karloooo !
Le dragon réduisit d’un coup la voilure, si bien qu’il sombra dans le vide comme une pierre. Kendhil réussit de justesse à s’accrocher à son cou et se retrouva cul par-dessus tête. Soudain, le monstre rouvrit les ailes, juste à temps pour raser la cime des frondaisons qu’il fit frémir. Il monta à la verticale, resta suspendu le temps d’un clignement de paupières, puis partit à la renverse.
– Karlooo ! Ça suffiiiit !
Looping, vrille, nouvelle chandelle… et pour finir, vol en piqué qui s’acheva par un atterrissage en douceur dans un pré fleuri, en lisière de forêt.
– Et voilà ! Le jeune maître est-il satisfait ? demanda le dragon, un brin railleur.
– Ouf ! souffla Kendhil. Je suis tout à fait réveillé, maintenant.
Il remercia son fougueux destrier des airs, puis sauta à terre. Il lui fallut quelques instants pour retrouver son assiette. Aucun elfe à sa connaissance, pensa-t-il, n’aurait supporté un tel traitement. Il ne pouvait s’empêcher d’éprouver un curieux sentiment, inconnu des Sentinelles, que les humains appelaient fierté. Une singularité de plus. Il fronça brusquement les sourcils. Karlo le remarqua.
– Qu’y a-t-il ? s’enquit-il.
En guise de réponse, Kendhil scruta l’orée de la forêt. Instinctivement, le dragon émit un grondement et ses narines proéminentes se dilatèrent. Puis il inspira profondément en relevant la tête et identifia, sans l’ombre d’un doute, l’odeur de cet invisible observateur que son ami avait détecté en utilisant un autre sens, le sixième. En revanche, le dragon fut incapable de le localiser.
– Il n’est pas loin, murmura-t-il, mais où ?
– Moi, je sais, annonça Kendhil en fixant un arbre un peu plus volumineux que les autres.
– On lui fait peur ?
– Au contraire ! On le rassure. Tu veux bien faire le gentil dragon ronronnant, s’il te plaît ?
Karlo n’était pas plus fier qu’un spécimen moyen de son espèce, mais il détestait qu’on le prenne pour un « gentil dragon ». Il décida quand même de se montrer conciliant, à sa manière. Il se coucha sur l’herbe soyeuse du pré, puis prit l’air débonnaire d’un chat de salon. Par contre, son ronronnement ressemblait davantage à un grognement de chien hargneux. Kendhil croisa les bras, puis interpella l’espion :
– Bonjour, Errindha ! Un petit vol à dos de dragon te tenterait-il ?
Dix secondes passèrent. Quelque chose finit par bouger dans le feuillage de l’arbre.
– Sûrement pas ! répondit une voix manifestement féminine. Peux-tu demander à ton monstre de bien vouloir s’éloigner ? J’ai quelque chose à te dire.
Le monstre en question releva vivement la tête, puis fit claquer ses mâchoires hérissées de crocs acérés, capables de broyer un troll de dix pieds[5] de tour de ventre.
– C’est de moi qu’on parle ? grommela-t-il.
Kendhil sourit, puis répliqua à la craintive visiteuse :
– Tu sais bien que tu n’as rien à craindre de Karlo. Serais-tu peureuse ?
Comme piquée au vif, une elfe quitta soudain le couvert des arbres. Elle approcha d’un pas décidé, le menton relevé, ses fins sourcils noirs froncés. Cependant, Kendhil ne manqua pas de remarquer les regards de crainte qu’elle lançait à la dérobée vers le dragon.
– Non, mais je déteste son odeur ! mentit-elle.
Karlo était un dragon d’Hélion, c’est-à-dire d’une propreté méticuleuse. Il n’avait de ce fait jamais à se reprocher la moindre puanteur animale.
– Mon odeur ? Qu’est-ce qu’elle a, mon odeur ? gronda-t-il.
En vérité, il avait parfaitement compris qu’il impressionnait cette jeune créature. Aussi consentit-il à s’envoler, non sans y aller d’une saillie pince-sans-rire :
– Je vais chasser. Il doit bien y avoir quelque elfe tendre à croquer dans les parages.
Errindha se planta devant Kendhil, bras croisés. Sa longue chevelure noire était maintenue sur sa nuque par une feuille nacrée, dont le dessin unique identifiait sa lignée. Kendhil se laissa dévisager avec complaisance par les yeux vert foncé de l’elfide.
– C’est tout de même mieux de se retrouver entre elfes, bien que je n’aie rien contre ton… aigle.
Kendhil se rembrunit.
– Quel est ton message ?
Elle baissa les yeux, suggérant qu’elle le délivrait à contrecœur.
– Guenth l’Ancien doit se rendre aujourd’hui chez les humains de Burgon, afin d’y acquérir du fer, et il te propose de l’accompagner.
Un large sourire illumina le visage de Kendhil.
– Vraiment ? C’est merveilleux ! Viendras-tu avec nous ?
– Sûrement pas ! Qu’irais-je faire chez ces créatures ?
– Dis-toi que certaines de ces créatures, comme tu dis, valent mieux que certains d’entre nous.
– Ah oui ? Comment le sais-tu ?
– Je n’ai pas besoin de le savoir. Je le crois parce que comme les elfes, ils ont une âme qui peut être lumineuse…
– Ou ténébreuse.
– Sans doute. Bon, j’y vais. Merci pour le message.
Comme il se mettait en marche, elle le retint par un bras.
– Finalement, dit-elle, j’accepte de faire un tour dans les airs avec ton aigle.
– Oh ! Tu es sûre ?
– Un petit.
– Entendu, j’appelle Karlo.
– Avec toi.
– Alors ce sera plus tard. Car j’ai rendez-vous avec les hommes !
Et le jeune elfe s’élança vers la forêt, planta là sa camarade qui n’en fut pas vexée, car chez les Sentinelles, on ne se pique pas pour un rien. En revanche, elle éprouvait un pénible pressentiment, l’intuition d’une menace pesant sur ce voyage.
[1] Une coudée vaut environ 50 cms.
[2] Les elfes Sentinelles ne comptent pas le vieillissement en fonction des années passées. Ils distinguent des « âges », correspondant à différentes périodes de leur existence. Ainsi, quand les humains disent bébé, les elfes parlent de premier et de deuxième âge. Le sixième âge correspond à l’adolescence, entre 15 et 17 ans, le seizième à la grande vieillesse. A l’échelle terrestre, un elfe Sentinelle peut vivre plus d’un siècle et demi.
[3] En langue elfique, l’elfon désigne un garçon, l’elfide une fille et l’elfant un enfant.
[4] Les dragons d’Hélion appartenaient à une race de reptile volant, non cracheur de feu, vivant sur le plateau d’Hélion auquel nul ne pouvait accéder, disait-on, hormis certains grands magiciens.
[5] Le pied vaut environ 33 centimètres.
Commentaires
j'ai hate de le lire
Comme Manu, j'ai hâte de le lire. Cet extrait annonce une aventure formidable...
Dacodac
Merci de ton passage sur mon blog pour me faire découvrir ton livre. Le prologue me donne vraiment envie de le lire. Je le mets dans ma liste.
A plus tard
Merci pour ton détour par mes montagnes... Je viendrais volontiers faire un tour sur le dos de Karlo!
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