07 mai 2009
Le buste de Kendhil...
Voici, en exclusivité mondiale, le buste de Kendhil réalisé par Nathalie Defradas (Mme Ténor). Tous les commentaires seront les bienvenus...
04 mai 2009
Un blog officiel sur Skyblog.com
Voilà une initiative qui devrait grandement aider à faire connaître les aventures de l'elfe au dragon. Skyrock.com a créé un site officiel qu'on visitera à cette adresse : http://elfeaudragon-officiel.skyrock.com/
08 avril 2009
Le prochain voyage de Kendhil...
Voici, sur mon bureau, le prochain tome de la série. Félicitons encore à l'illustrateur, Laurent Miny, pour sa couverture. Et vous n'avez pas vu celle du troisième...
17 mars 2009
A lire
Lu sur le site Mythologica : http://mythologica.net/index.php
" Les romans fantasy pour la jeunesse sont devenus un secteur largement porteur depuis le fantastique succès de la saga des Harry Potter. Nous avons ainsi vu débarquer un certain nombre de livres que, pour la plupart, je n’ai pas trouvés forcément bon. Contacté par l’auteur Arthur Ténor pour savoir si je serais intéressé par le fait de lire sa saga de l’Elfe au Dragon je lui ai répondu positivement, pas réellement convaincu de l’intérêt que je pourrais porter à ce livre. J’ai été plus qu’étonnamment surpris par la qualité de son premier opus dont je vais vous parler aujourd’hui…
La saga de l’Elfe au Dragon est donc une nouvelle série de fantasy pour la jeunesse ayant pour acteur principal Kendhil, jeune elfe, ne ressemblant à aucun autre de sa race. Un univers entier est mis en place par l’auteur, mettant en œuvre les races les plus classiques de la fantasy : Elfes, Humains, Orcs,… Alors effectivement sur les caractéristiques des races, rien de neuf non plus : des Humains mortels et violents, des Elfes isolationnistes et respectés, des Orcs méchants et vicieux. Mais n’est-ce pas dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ? Eh bien dans le cas présent si.
Même si chacun des éléments et même le scénario choisi par l’auteur ne sortent pas de l’ordinaire (si ce n’est l’amitié entre le jeune Elfe et le dragon) les ficelles scénaristiques, la qualité littéraire et l’ensemble du travail de l’auteur font des Maraudeur d’Isuldain un excellent roman jeunesse.
Kendhil va donc découvrir le monde au fil de ses aventures, explorant au fil de celles-ci les éléments qui font de la vie ce qu’elle est dans les romans de fantasy : les combats, l’amour, les voyages, les découvertes de nouveaux horizons, le danger,… Chacun de ces éléments sont rencontrés de manière plus ou moins importante par les adolescents d’aujourd’hui et il est donc intéressant de leur proposer de s’évader dans de nouveaux univers dans lesquels ils pourront vivre par procuration un certain nombre d’expériences.
Amateur de fantasy pour adulte j’ai été surpris de la manière dont l’auteur est parvenu à me scotcher à son livre du début à la fin avec une manière assez haletante de développer son histoire. La couverture est quant à elle splendide et représente à merveille une des scènes du roman.
Je ne peux donc que conseiller ce livre aux amateurs de la fantasy jeunesse voire même aux adultes souhaitant effectuer une entrée en douceur dans les univers de l’Imaginaire. " Deuskin
Lu sur le site Yozone : http://www.yozone.fr:80/spip.php?article7091
" Arthur Ténor, bourreau de travail, s’est lancé dans une nouvelle série de fantasy. Trois épisodes sont annoncés, le deuxième venant de paraître et le dernier étant prévu en octobre 2009, mais il s’agit en fait d’un premier cycle de 6 épisodes.
Avec son héros elfe qui n’est pas comme les autres, Ténor explore les territoires du questionnement des origines. D’un côté il mène une aventure à épisode avec ces maîtres du fer de Burgon kidnappés et condamnés au pire des sorts, de l’autre, le fil rouge s’intéresse aux réactions de Kendhil dans ce monde pas aussi manichéen que le voit les elfes en général ainsi qu’à sa recherche d’identité profonde.
On est donc plongé dans l’action et les péripéties rythmées. L’ambiance est sombre, mais les pointes d’humour ne manquent pas, marque de fabrique d’Arthur Ténor. L’ensemble pêchu n’empêche pas la réflexion sur la place des êtres différents dans un monde parfois trop codifié. Qu’est-on dans le grand jeu de la vie ?
Roman assez court, aux chapitres dynamiques, aux personnages accrocheurs, « Les maraudeurs d’Isuldain » fait partie de ces livres permettant une première entrée en fantasy sans se décourager face à la masse de pages. A conseiller aux lecteurs en devenir. " Michael Espinosa
A lire sur le site Les chroniques de l'imaginaire : http://climaginaire.joueb.com/news/les-maraudeurs-d-isuldain-l-elfe-au-dragon-tome-1
Les maraudeurs d’Isuldain, qui est le premier tome de la série L’elfe au dragon, est assez déconcertant. En effet on se retrouve tout de suite plongé dans l’action et tout s’y enchaine à un rythme soutenu. Le récit assez simple se révèle passionnant, tellement qu’une fois commencé je l’ai lu dans la journée.
L’auteur a su ménager ses effets en nous appâtant pour la suite. Ce premier tome qui entre tout de suite dans le vif du sujet ne nous révèle que peu de choses sur le passé de Kendhil et Karlo. Ce qui laisse présager de futures réponses distillées je l’espère judicieusement dans les prochains tomes.
Ecrite par Mystick, le 15 Avril 2009 à 15:04 dans la rubrique Roman Fantasy .
A lire sur le site peuple-féérique une interview. J'y dévoile un peu de ma vision du monde... elfique.
Je signale aussi un article dans Info Magazine. J'ai surligné en gras une phrase qui montre que le journaliste a lu le livre, et de surcroît en " profondeur ". Merci à lui (ou elle).
" DECIDEMMENT, la plume d'Arthur Tenor ne prend jamais de repos. Elle puise dans une source intarissable d'idées et d'imagination une série d'aventures toujours plus fantastiques et fantasques les unes que les autres.
Elfes, humains, aigles, dragons, Maraudeurs, Sentinelles, Maîtres, Burgon-nais…animent cette fois-ci le nouvel ouvrage de l'auteur Bellerivois, " L'Elfe au Dra-gon ", premier tome d'une série d'héroïc fantasy captivante.
Destiné à un jeune lectorat qui ne cesse de voyager de contrées lointaines en mondes énigmatiques, ce premier tome, fidèle au style et à l'imagination d'Arthur Tenor, guide le lecteur sur les pas de Kendhil, jeune elfe mystérieux à la destinée extraordinaire.
Alors qu'il accompagne Guenth l'Ancien en terres humaines, leurs hôtes, maître Far, sa fille Clivi et d'autres maîtres du fer sont kidnappés par les Maraudeurs. Le jeune elfe décide alors courageusement de les sauver, seulement, ce ne sera que le début d'une aventure pleine de rebondissements, de rencontres fortuites et d'obscurs secrets.
Dès les premières lignes, le suspense est de mise et le rythme soutenu. L'imagination s'envole et survole la communauté elfique et le monde des humains à dos de dragon. Arthur Tenor ne laisse aucun répit au lecteur entretenant le mystère jusqu'au bout. Le " Bien " l'emporte une fois de plus, en se confrontant à la convoitise et la rivalité du Mal. L'auteur n'hésite d'ailleurs pas à faire quelques allusions implicites au monde qui l'entoure, afin de tirer diverses leçons inhérentes à chaque histoire.
Grâce à une imagination débordante, l'auteur fait rêver, petits et grands, à travers " L'Elfe au Dragon ", aux éditions Seuil jeunesse. " http://www.yakinfo.com/article/sujet-8400,les-aventures-de-l-elfe-au-dragon.html
Critique (encourageante) lu sur le site L'orée des mondes (nom poétiquement évocateur) : http://oreedesmondes.e3b.org/livres/elfeaudragon.html Merci à Elysta.
" Une histoire d'elfes, de dragons et d'orques, de nos jours cela pourrait facilement être indigeste. Voire fatal. Quel amateur de fantasy n'en a pas fait une overdose, jurant au grand jamais qu'on ne l'y reprendrait plus ? Mais il ne faut pas juger un livre à sa couverture...
Primo, il s'agit ici d'une histoire pour enfants, donc, l'originalité et la profondeur, ce n'est pas le sujet. Secundo, "c'est pas si pire" comme diraient nos amis québécois, c'est même bien sympathique ! Je ne m'étendrai pas sur le contenu (de la fantasy pur jus), je retiendrai surtout une belle écriture, "juste comme il faut" : simple sans être simpliste, efficace, très visuelle, avec de jolies fioritures, bien dosées, sans ostentation. LE point fort du livre sans aucun doute. L'ambiance rafraîchissante devrait plaire à ceux qui aiment une fantasy joyeuse, un peu naïve sans jamais être gnangnan. J'espère d'ailleurs, pour ma part, que l'auteur continue à exploiter cette ambiance-là, peut-être en allant vers plus de poésie et de féérie : cela semble lui réussir. En tout cas, c'est un livre vivant, sur lequel on ne s'endort pas. Au final, un bon roman jeunesse, sans avoir l'envergure d'un classique. La suite en juin 2009 ! Elysta "
La saga de l’Elfe au Dragon est donc une nouvelle série de fantasy pour la jeunesse ayant pour acteur principal Kendhil, jeune elfe, ne ressemblant à aucun autre de sa race. Un univers entier est mis en place par l’auteur, mettant en œuvre les races les plus classiques de la fantasy : Elfes, Humains, Orcs,… Alors effectivement sur les caractéristiques des races, rien de neuf non plus : des Humains mortels et violents, des Elfes isolationnistes et respectés, des Orcs méchants et vicieux. Mais n’est-ce pas dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe ? Eh bien dans le cas présent si.
Même si chacun des éléments et même le scénario choisi par l’auteur ne sortent pas de l’ordinaire (si ce n’est l’amitié entre le jeune Elfe et le dragon) les ficelles scénaristiques, la qualité littéraire et l’ensemble du travail de l’auteur font des Maraudeur d’Isuldain un excellent roman jeunesse.
Kendhil va donc découvrir le monde au fil de ses aventures, explorant au fil de celles-ci les éléments qui font de la vie ce qu’elle est dans les romans de fantasy : les combats, l’amour, les voyages, les découvertes de nouveaux horizons, le danger,… Chacun de ces éléments sont rencontrés de manière plus ou moins importante par les adolescents d’aujourd’hui et il est donc intéressant de leur proposer de s’évader dans de nouveaux univers dans lesquels ils pourront vivre par procuration un certain nombre d’expériences.
Amateur de fantasy pour adulte j’ai été surpris de la manière dont l’auteur est parvenu à me scotcher à son livre du début à la fin avec une manière assez haletante de développer son histoire. La couverture est quant à elle splendide et représente à merveille une des scènes du roman.
Je ne peux donc que conseiller ce livre aux amateurs de la fantasy jeunesse voire même aux adultes souhaitant effectuer une entrée en douceur dans les univers de l’Imaginaire. " Deuskin
19 janvier 2009
L'elfe au dragon.
Le 4 mars 2009, est née la série L'elfe au dragon, aux éditions du Seuil Jeunesse, par l'auteur Arthur Ténor.
Pour les curieux, voici la couverture complète du premier tome : Les Mauraudeurs d'Isuldain. Le T2 s'intitule " Le jugement des dragons ". Sortie prévue en juin.
La couverture seule :
Je tiens à saluer le talent de l'artiste qui a réalisé cette couverture. Il s'appelle Laurent Miny. Professeur à l'Ecole Pivaut à Nantes, où il enseigne l'illustration et le dessin. Il est un véritable explorateur de l'imaginaire, de ces personnages précieux qui savent enrichir le réel de visions de l'Imaginaire qui font du bien à l'âme. Sa personnalité est à l'image de son coup de crayon... un enchantement. Visitez son site, il vaut le détour : http://laurentminy.canalblog.com/
Un mini-bio de Laurent, trouvée sur le site de l'éditeur Bragelone : " Laurent Miny est un illustrateur passionné d'histoire, de légendes et de merveilleux. Après l'École Régionale des Beaux Arts de Besançon, il a abordé l'illustration en 1985 sur plusieurs prozines et jeux de rôle. Il a ensuite occupé durant trois ans la fonction de graphiste concepteur dans une agence de publicité, puis a travaillé comme designer pour le multimédia. Il revient désormais à l'Illustration depuis un an, par le biais de plusieurs collaborations avec des éditeurs comme Pocket jeunesse, Bayard, Hors Collection, Nestiveqnen et bien sûr Bragelonne, ainsi qu’avec des magazines comme D20 et Science et vie junior. Maniant aussi bien les techniques traditionnelles que la peinture numérique, il travaille actuellement sur trois projets de livres de contes et de féerie. Passionné de mythologies et légendes celtiques, il collabore de temps à autre avec le Centre de l'Imaginaire Arthurien de Comper en Brocéliande, pratique le jeu de rôle depuis 1984, ainsi que l'escrime ancienne depuis de nombreuses années. "
Texte de 4ème de couverture :
Son origine était un mystère, son alter ego une singularité, son caractère bien étrange pour un Sentinelle d’Oriadith… Il était l’Elfe au dragon et il voulait savoir pourquoi.
Pour la première fois de sa vie, Kendhil va rencontrer des humains. Sous la protection aérienne de son dragon d’Hélion, il accompagne le doyen des elfes Sentinelles, qui doit se rendre à la cité des maîtres du fer. Lui qui rêvait de voyage et d’aventure, il ne va pas être déçu… ni ménagé par les événements. Comment pourrait-il en être autrement, quand on tombe entre les mains des Maraudeurs d’Isuldain, puis entre les griffes des orques de l’Obscur ?
Et, les premières chroniques...
Sur le site de l'excellent magazine Khimaira : " Les Maraudeurs d’Isuldain est le premier tome d’une nouvelle série d’héroïc fantasy, écrite par Arthur Ténor. L’histoire relate les aventures d’un jeune elfe différent des autres, aux origines indéterminées. Malgré ces obstacles, Kendhil est bien décidé à prendre son destin à bras le corps et à sauver ceux qu’il aime. Orcs, elfes et maraudeurs se côtoient dans un monde à la fois surprenant et hostile. Les adeptes du genre apprécieront le rythme soutenu ainsi que les multiples revirements du récit. Et même si quelques clichés sont au rendez-vous, le lecteur passera un moment très agréable en compagnie de Kendhil et de son dragon Karlo. L’auteur a publié plusieurs séries à succès et remporté plusieurs prix jeunesse. Un écrivain à découvrir ! " Mélanie Lafrenière
http://www.khimaira-magazine.com/khimaira_web/chroniques/dsp_litterature.htm?ID=10518
Sur le site choisirunlivre.com : "Comme le prédit la couverture, ce roman d’héroïc-fantasy entraîne le lecteur aux confins du réel et de l’imaginaire dans une aventure riche en rebondissements, en batailles et en rencontres inhabituelles. Tous les ingrédients propres à ce genre littéraire – aventures héroïques, contexte médiéval - sont orchestrés avec talent dans un style vivant, agrémenté de nombreux dialogues. L’émoi, innocent mais troublant, du jeune elfe au contact de la jeune humaine Clivi aiguise l’intérêt du lecteur. La résolution de ce mystère, sans doute lié à ses origines énigmatiques, est à découvrir dans les tomes suivants. Une lecture passionnante pour les amateurs du genre.
A lire une interview de l'auteur sur : http://peuple-feerique.com/2009/03/13/rencontre-avec-arthur-tenor-lauteur-de-lelfe-au-dragon-seuil-jeunesse/
Et l'avis suivant : En choisissant d’humaniser au maximum le héros, non-humain puisque elfe, de son histoire, Arthur Ténor permet un rapprochement certain entre ses lecteurs et son héros. Ce premier tome fait l’impasse sur ce qui a amené Kendhil à choisir un dragon plutôt que les habituels alter-ego des Sentinelles que sont les aigles. En passant ici les détails de la jeunesse de Kendhil, l’auteur fait un autre choix judicieux: il laisse d’une part un joli voile mystérieux sur les origines de l’elfe, sur le lien qui le lie au dragon, ce qui enrichira à coup sûr les tomes suivants et, d’autre part, il plonge les lecteurs dans l’action sans attendre l’habituelle et longue introduction à un univers (ici réduite à 3 pages!). Les atouts de ce roman jeunesse ressortent de ces choix: un héros proche des ados-lecteurs, un rythme soutenu, des rebondissements multiples, la mise en place d’une toile de fond solide et qui promet bien du plaisir pour les suites. Le prochain tome étant attendu pour mai de cette année !
12 janvier 2009
Merci à eux...
Voici quelques liens vers des passionnés de littérature fantastique que je vous invite à découvrir (sans hiérarchie ni modération) :
* http://fantasy.blog.mongenie.com/
* http://oreedesmondes.e3b.org/
* http://peuple-feerique.com/tag/heroic-fantasy/
* http://voyagesimmobiles.jimdo.com/
* http://www.magie-et-fantasy.com/livres-symboles.html
* http://www.desdragons.fr/index.php
* http://creposucre.over-blog.com/
* http://www.librairiesoleilvert.com
* http://3f-fantastique-fiction-fantasy.zlio.net/
* http://f.utopie.free.fr/index.php
* http://laporteplume.hautetfort.com
* (forum) http://specialauteurs.actifforum.com/infos-pour-auteurs-jeunesse-f1/
* http://fantasyaupetitdejeuner.blogspot.com/ (site de chroniques littéraires filmées très original)
10 janvier 2009
L'avant propos et les premiers chapitres...
Pour ceux que cela intéresse, voici le prologue que l'on trouve en ouverture de chaque tome. Puis le début de l'épisode Les Maraudeurs d'Isuldain.
Prologue
En ce temps là, régnait une drôle de paix sur les immensités de l’empire d’Isuldain.
Les peuples, aussi nombreux que différents, étaient parvenus à délimiter leur territoire et à s’y fixer sans trop lorgner du côté de celui des voisins. Les grandes invasions des hordes nordiques avaient été contenues et même repoussées au-delà du Cercle de glace. Quant aux attaques venues des Terres Obscures, elles avaient cessé après la mort du seigneur Kor et les terribles batailles qui avaient décimé ses orques et autres monstres malfaisants. Sans doute en restait-il assez pour causer encore mille ans de misère, mais ils se contentaient de se massacrer entre eux, en attendant sans doute de retrouver un nouveau chef qui rassemblerait leurs tribus.
Chacun savait que cet édifice complexe de fiefs, nations et territorialités s’interpénétrant, ne tenait que grâce à la solidité d’un seul pilier, l’empereur d’Isuldain. Dans son infinie sagesse, le souverain avait su imposer un règne de justice et de respect des équilibres. Jamais il ne se mêlait des affaires intimes des peuples, et n’intervenait avec ses armées que si un conflit menaçait la fragile stabilité qui régnait sur ses terres depuis la fin des guerres.
Parmi les communautés sur lesquelles l’empereur pouvait compter, il y avait les elfes. Certes pas tous, car certains étaient si sauvages qu’il était impossible d’entretenir avec eux des relations politiques et diplomatiques, encore moins commerciales. Ceux qui contribuaient le mieux à la préservation de la paix étaient le peuple d’Eldrin, de la forêt d’Ambre, les grands elfes des Songes qui occupaient les forêts les plus méridionales de l’Empire, et les Sentinelles d’Oriadith.
Ces derniers étaient établis depuis la nuit des temps sur le versant ouest de hautes montagnes rocheuses qu’on appelait les Crocs d’Oriadith. Outre leur fabuleuse habileté de grimpeurs et leur vue perçante, ils se distinguaient par leur alliance avec les Aigles. On disait même que ces deux peuples n’en formaient qu’un seul, les deux parties d’une même entité : l’une terrestre à forme humaine, l’autre aérienne, dont l’envergure pouvait dépasser les dix coudées[1].
C’est à cette communauté qu’appartenait le jeune Kendhil. Comme ses semblables, il avait une magnifique chevelure brune et les oreilles légèrement pointues. Il était aussi agile qu’eux et sensible aux moindres frémissements de la nature. Comme eux encore, il savait anticiper les mouvements des animaux, capter leurs vibrations et même communiquer avec les plus évolués. Pourtant, il leur était différent… au point d’être davantage accepté que membre de leur communauté. L’explication tenait au mystère de son origine, car chez les Sentinelles, chaque individu appartenait à une lignée parfois si ancienne qu’on pouvait en avoir le vertige. Or, Kendhil n’avait ni père ni mère ni frère ni sœur connus. Il était là et on se demandait bien pourquoi. Seul le vénérable Endh, de la lignée Findhit, aurait pu lever le voile sur cette énigme, mais au seuil de son seizième âge[2], il avait quitté ce monde sans rien révéler de ce qu’il savait. Kendhil, alors au premier âge de l’elfance, fut recueilli par Endhis, fils de Endh. Mais celui-ci accepta plus qu’il ne l’adopta, ce poupon « hors lignée ».
Les origines obscures de Kendhil expliquaient assurément certaines tendances que nul autre Sentinelle n’avait jamais manifestées. Par exemple, il portait un grand intérêt aux humains qu’il se plaisait à observer, non point pour les surveiller, mais pour les comprendre. Les particularités de lignage et de caractère de cet elfon[3] n’auraient cependant pas suffi à le rendre si différent aux yeux de ses semblables. Il y avait donc autre chose, un élément qui l’avait définitivement marginalisé. Les Sentinelles d’Oriadith n’avaient jamais fait alliance avec nulle autre créature que les Aigles. Kendhil, lui, avait choisi… un dragon ! Certes, il ne l’avait pas fait exprès, mais c’était pousser un peu loin la singularité. On racontait qu’étant elfant, il avait chu dans une crevasse, et avait atterri dans le nid d’un dragon d’Hélion[4] où se trouvait un œuf. Le reste n’est connu que de lui seul.
Avec un tel profil, il n’était pas étonnant que Kendhil, à peine entré dans le sixième âge elfique, fût destiné à vivre une existence hors norme…
1
Les Sentinelles d’Oriadith
Ce matin-là, Kendhil fut debout aux premières lueurs roses du jour. Un mauvais rêve l’avait tiré prématurément du sommeil. Pourquoi cela lui arrivait-il, alors que les autres ignoraient ce genre de phénomène déplaisant ? Il préféra couper court à cette question qui, chaque fois, en suscitait tant d’autres qui ne menaient jamais à la moindre réponse.
Quelques secondes lui suffirent pour vêtir sa nudité laiteuse d’une tenue vert sombre, presque noire, de Sentinelle. Il serra avec fermeté les liens de la cotte en cuir d’écorce qu’il avait passée par-dessus sa chemise de laine végétale. Il avait chassé les images de son rêve, afin qu’elles n’assombrissent pas son humeur. Malgré tout, subsistait en lui l’empreinte des émotions qu’elles avaient suscitées, telle l’odeur nauséabonde qui persiste dans le sillage d’un orque. Kendhil s’empressa de sortir sur la terrasse pour que la fraîcheur humide de l’aube le saisisse au visage et caresse de ses doigts invisibles sa longue chevelure noire. Appuyé sur la rambarde, formée d’un savant entrelacs de branches, il contempla longuement à travers les feuillages le panorama brumeux de la plaine du Songga.
Les Sentinelles avaient construit leurs habitations dans les plus gigantesques arbres des bois, qui couvraient les premières pentes des Crocs d’Oriadith. Elles étaient si subtilement imbriquées dans ces architectures végétales, qu’elles passaient inaperçues au voyageur distrait et, au-delà d’une lieue, à tout autre regard. Certaines multipliaient les terrasses et les pièces couvertes, les passerelles et les envolées de marches. C’étaient les demeures des plus anciennes lignées, dont celle des Findhit qui avait adopté Kendhil. L’elfon vivait donc dans l’un de ces palais suspendus, au plus haut de l’arbre où lui avait été aménagée une dépendance séparée, exposée aux vents des cimes… pour sa plus grande satisfaction. Il esquissa un sourire, puis soudain quitta la terrasse. Tel un écureuil qui aurait repéré la chute d’une noix, il dévala l’arbre familial en un temps record. Un dernier saut depuis une courte plate-forme et il toucha le sol capitonné d’une mousse moelleuse, d’un vert aussi sombre que sa tenue. Il demeura immobile quelques instants, en tension, à demi accroupi, comme aux aguets. Et tout à coup, il repartit. Avec une souplesse de félin, il courut vers les hauteurs de la montagne.
Juste avant qu’il ne franchisse l’orée de la forêt et ne s’élance sur l’alpage, il poussa un puissant cri aigu, qui pouvait aisément se confondre avec celui des aigles d’Oriadith. Sans s’accorder un instant de pause, il accéda au premier plateau rocheux qui surplombait le territoire des Sentinelles. Là, il ne se retourna que le temps de pousser un nouveau cri, qui s’éleva plus haut encore que le précédent. Il reprit son ascension, attaquant la paroi rocheuse qui, à certains endroits, était un véritable mur gris zébré de rares fissures. Désormais, chaque mouvement devait être précis, chaque prise assurée, chaque pensée distrayante chassée.
À mesure qu’il s’élevait, que le vent se faisait plus batailleur, le froid plus mordant, la pierre plus rebelle, l’euphorie le gagnait. Jamais davantage que dans ces fougueuses escalades, il ne se sentait Sentinelle d’Oriadith. Il n’y avait qu’en bas, avec les « siens », que le doute subsistait, inscrit dans leur regard.
Enfin, il accéda à son but, non pas au sommet d’un des nombreux Crocs de la chaîne, car il lui eût fallu plusieurs jours pour conquérir le moins élevé, mais sur une corniche d’une centaine de coudées carrées, surplombant le vide, telle la proue d’un navire au-dessus des flots. À bout de souffle mais heureux, il contempla longuement un panorama qui n’était familier qu’aux meilleurs grimpeurs, et bien sûr aux créatures ailées. Parmi ces dernières, il y avait, paraît-il, les elfes des monts du Dédain. On racontait qu’ils étaient minuscules, pas plus haut que trois pommes de pin. On les croyait aussi dotés de pouvoirs magiques, tel celui de faire parler les bêtes. On racontait tant de choses étranges ou fabuleuses, sur eux comme sur bien d’autres peuples aussi extraordinaires ! Kendhil était dévoré par la tentation de parcourir l’Empire, de découvrir ses richesses et ses mystères. Cela aussi contribuait à sa singularité parmi les siens. A-t-on jamais vu un Sentinelle aspirer à voir le monde autrement que de loin ? L’elfon éclata de rire. Soudain, il fit volte-face et courut s’adosser à la paroi rocheuse. Après un court moment de concentration, il gonfla ses poumons et poussa un troisième cri. Il eut un nouveau rire, puis s’élança à toutes jambes sur l’escarpement. Parvenu à la pointe, il ne s’arrêta pas et sauta dans le vide, l’embrassant de ses bras grands ouverts.
Hurlant de bonheur, il se laissa ainsi chuter dans l’abîme.
2
Le pressentiment d’Errindha
Les Sentinelles n’avaient pas d’ailes… sauf Kendhil ! Elles surgirent entre les parois abruptes d’un défilé, virèrent au-dessus des bois d’Oriadith, puis soudain se replièrent à demi pour fondre sur la minuscule silhouette humaine qui chutait à une vitesse démentielle. C’est ainsi, tel un oiseau de proie chassant un moineau, que le dragon d’Hélion saisit au vol l’elfe Kendhil. Celui-ci, après s’être libéré de la serre, grimpa le long de la patte monstrueusement musclée de son alter ego, puis s’agrippa à son cou écailleux. Il finit par s’installer sur son dos entre deux ailes membranées qui battirent avec une puissance redoublée pour retrouver une assiette à peu près correcte.
– Tu en a mis du temps, Karlo, j’ai failli avoir peur ! le tança l’elfon, radieux.
– Tu me la refais une fois, celle-là, et c’est avec les dents que je te rattrape ! maugréa l’intéressé.
L’elfe et le dragon communiquaient essentiellement par la voix. Celle de Karlo était grave et rocailleuse. Rassurante ou, selon son humeur, terrifiante, elle impressionnait toujours. En de rares occasions, il leur arrivait d’échanger des pensées, comme des jumeaux si intimement liés qu’ils se comprennent sans avoir besoin de parler.
– Qu’est-ce qui nous vaut ce saut de bonne humeur ? demanda Karlo.
À la manière des aigles, dont certains avaient quitté leur aire, alertés par l’apparition de ce drôle d’oiseau sur leur territoire, il se laissait porter par les courants ascendants, ses grandes ailes largement déployées. Vu du sol, on pouvait le confondre avec un dragon noir, ces féroces spécimens qu’on ne trouvait que dans les Terres Obscures. Karlo avait en effet le ventre d’un brun-rouge très foncé. Vu du ciel, on eût plutôt dit un oiseau de feu, tant les écailles de son dos flamboyaient, surtout par temps très clair comme ce matin-là.
– Rien de spécial, répondit Kendhil, juste une petite envie de sensations fortes pour me réveiller.
Le dragon se tordit le cou pour considérer son passager d’un œil sévère.
– Des sensations fortes, mmm… gronda-t-il.
L’elfon changea d’expression.
– Attention, Karlo… Karloooo !
Le dragon réduisit d’un coup la voilure, si bien qu’il sombra dans le vide comme une pierre. Kendhil réussit de justesse à s’accrocher à son cou et se retrouva cul par-dessus tête. Soudain, le monstre rouvrit les ailes, juste à temps pour raser la cime des frondaisons qu’il fit frémir. Il monta à la verticale, resta suspendu le temps d’un clignement de paupières, puis partit à la renverse.
– Karlooo ! Ça suffiiiit !
Looping, vrille, nouvelle chandelle… et pour finir, vol en piqué qui s’acheva par un atterrissage en douceur dans un pré fleuri, en lisière de forêt.
– Et voilà ! Le jeune maître est-il satisfait ? demanda le dragon, un brin railleur.
– Ouf ! souffla Kendhil. Je suis tout à fait réveillé, maintenant.
Il remercia son fougueux destrier des airs, puis sauta à terre. Il lui fallut quelques instants pour retrouver son assiette. Aucun elfe à sa connaissance, pensa-t-il, n’aurait supporté un tel traitement. Il ne pouvait s’empêcher d’éprouver un curieux sentiment, inconnu des Sentinelles, que les humains appelaient fierté. Une singularité de plus. Il fronça brusquement les sourcils. Karlo le remarqua.
– Qu’y a-t-il ? s’enquit-il.
En guise de réponse, Kendhil scruta l’orée de la forêt. Instinctivement, le dragon émit un grondement et ses narines proéminentes se dilatèrent. Puis il inspira profondément en relevant la tête et identifia, sans l’ombre d’un doute, l’odeur de cet invisible observateur que son ami avait détecté en utilisant un autre sens, le sixième. En revanche, le dragon fut incapable de le localiser.
– Il n’est pas loin, murmura-t-il, mais où ?
– Moi, je sais, annonça Kendhil en fixant un arbre un peu plus volumineux que les autres.
– On lui fait peur ?
– Au contraire ! On le rassure. Tu veux bien faire le gentil dragon ronronnant, s’il te plaît ?
Karlo n’était pas plus fier qu’un spécimen moyen de son espèce, mais il détestait qu’on le prenne pour un « gentil dragon ». Il décida quand même de se montrer conciliant, à sa manière. Il se coucha sur l’herbe soyeuse du pré, puis prit l’air débonnaire d’un chat de salon. Par contre, son ronronnement ressemblait davantage à un grognement de chien hargneux. Kendhil croisa les bras, puis interpella l’espion :
– Bonjour, Errindha ! Un petit vol à dos de dragon te tenterait-il ?
Dix secondes passèrent. Quelque chose finit par bouger dans le feuillage de l’arbre.
– Sûrement pas ! répondit une voix manifestement féminine. Peux-tu demander à ton monstre de bien vouloir s’éloigner ? J’ai quelque chose à te dire.
Le monstre en question releva vivement la tête, puis fit claquer ses mâchoires hérissées de crocs acérés, capables de broyer un troll de dix pieds[5] de tour de ventre.
– C’est de moi qu’on parle ? grommela-t-il.
Kendhil sourit, puis répliqua à la craintive visiteuse :
– Tu sais bien que tu n’as rien à craindre de Karlo. Serais-tu peureuse ?
Comme piquée au vif, une elfe quitta soudain le couvert des arbres. Elle approcha d’un pas décidé, le menton relevé, ses fins sourcils noirs froncés. Cependant, Kendhil ne manqua pas de remarquer les regards de crainte qu’elle lançait à la dérobée vers le dragon.
– Non, mais je déteste son odeur ! mentit-elle.
Karlo était un dragon d’Hélion, c’est-à-dire d’une propreté méticuleuse. Il n’avait de ce fait jamais à se reprocher la moindre puanteur animale.
– Mon odeur ? Qu’est-ce qu’elle a, mon odeur ? gronda-t-il.
En vérité, il avait parfaitement compris qu’il impressionnait cette jeune créature. Aussi consentit-il à s’envoler, non sans y aller d’une saillie pince-sans-rire :
– Je vais chasser. Il doit bien y avoir quelque elfe tendre à croquer dans les parages.
Errindha se planta devant Kendhil, bras croisés. Sa longue chevelure noire était maintenue sur sa nuque par une feuille nacrée, dont le dessin unique identifiait sa lignée. Kendhil se laissa dévisager avec complaisance par les yeux vert foncé de l’elfide.
– C’est tout de même mieux de se retrouver entre elfes, bien que je n’aie rien contre ton… aigle.
Kendhil se rembrunit.
– Quel est ton message ?
Elle baissa les yeux, suggérant qu’elle le délivrait à contrecœur.
– Guenth l’Ancien doit se rendre aujourd’hui chez les humains de Burgon, afin d’y acquérir du fer, et il te propose de l’accompagner.
Un large sourire illumina le visage de Kendhil.
– Vraiment ? C’est merveilleux ! Viendras-tu avec nous ?
– Sûrement pas ! Qu’irais-je faire chez ces créatures ?
– Dis-toi que certaines de ces créatures, comme tu dis, valent mieux que certains d’entre nous.
– Ah oui ? Comment le sais-tu ?
– Je n’ai pas besoin de le savoir. Je le crois parce que comme les elfes, ils ont une âme qui peut être lumineuse…
– Ou ténébreuse.
– Sans doute. Bon, j’y vais. Merci pour le message.
Comme il se mettait en marche, elle le retint par un bras.
– Finalement, dit-elle, j’accepte de faire un tour dans les airs avec ton aigle.
– Oh ! Tu es sûre ?
– Un petit.
– Entendu, j’appelle Karlo.
– Avec toi.
– Alors ce sera plus tard. Car j’ai rendez-vous avec les hommes !
Et le jeune elfe s’élança vers la forêt, planta là sa camarade qui n’en fut pas vexée, car chez les Sentinelles, on ne se pique pas pour un rien. En revanche, elle éprouvait un pénible pressentiment, l’intuition d’une menace pesant sur ce voyage.
[1] Une coudée vaut environ 50 cms.
[2] Les elfes Sentinelles ne comptent pas le vieillissement en fonction des années passées. Ils distinguent des « âges », correspondant à différentes périodes de leur existence. Ainsi, quand les humains disent bébé, les elfes parlent de premier et de deuxième âge. Le sixième âge correspond à l’adolescence, entre 15 et 17 ans, le seizième à la grande vieillesse. A l’échelle terrestre, un elfe Sentinelle peut vivre plus d’un siècle et demi.
[3] En langue elfique, l’elfon désigne un garçon, l’elfide une fille et l’elfant un enfant.
[4] Les dragons d’Hélion appartenaient à une race de reptile volant, non cracheur de feu, vivant sur le plateau d’Hélion auquel nul ne pouvait accéder, disait-on, hormis certains grands magiciens.
[5] Le pied vaut environ 33 centimètres.






